01Synthèse OMS
L'inactivité a un coût mesurable
Les personnes insuffisamment actives ont un risque de décès 20 à 30 % plus élevé que celles qui atteignent un niveau d'activité suffisant. L'activité physique régulière est aussi associée à moins de mortalité cardiovasculaire, de diabète de type 2, de chutes, et à une meilleure santé mentale et un meilleur sommeil.
Source : Organisation mondiale de la santé, fiche « Activité physique »
02Méta-analyse
La musculation, même à petite dose
Une méta-analyse de 16 études de cohorte associe la pratique d'activités de renforcement musculaire à un risque de mortalité toutes causes 10 à 17 % plus faible. La réduction maximale observée se situe autour de 30 à 60 minutes par semaine.
Ce sont des associations observées, pas une preuve de cause à effet. Au-delà de cette dose, l'étude n'observe pas de bénéfice supplémentaire sur la mortalité, ce qui ne dit rien des autres objectifs (force, muscle, performance).
Source : Momma et al., British Journal of Sports Medicine, 2022 — lire l'étude
03Expertise collective
Le muscle, un facteur de protection
Une moindre force musculaire est associée à une mortalité accrue après un cancer. La perte de muscle (sarcopénie) y est décrite comme un facteur de mauvais pronostic, associé à une survie globale plus faible.
Ces données concernent des personnes suivies pour un cancer : elles montrent que le muscle compte pour la santé, pas qu'il protège à lui seul.
Source : Inserm, expertise collective « Activité physique », chapitre Cancers
04Ressource hospitalière
Garder son autonomie en vieillissant
La sarcopénie, la perte progressive de masse et de force musculaire avec l'âge, est un facteur de risque de perte d'autonomie, de chutes et d'hospitalisation. Le renforcement musculaire régulier fait partie des réponses reconnues pour la freiner.
Source : CHU de Bordeaux, médecine physique et de réadaptation
05Cohorte prospective
Varier sa pratique
Sur plus de 111 000 adultes suivis pendant plus de 30 ans, ceux qui pratiquaient les activités les plus variées avaient un risque de décès prématuré 19 % plus faible que ceux qui variaient le moins, même à quantité totale d'activité égale.
Étude observationnelle : elle montre une association, ajustée sur de nombreux facteurs de santé et de mode de vie, sans prouver la causalité.
Source : étude publiée dans BMJ Medicine — communiqué de Harvard T.H. Chan School of Public Health